Francophonie en Fête (FF) a misé dans le mille en présentant le spectacle du groupe Le Vent du Nord au théâtre Paradise le jeudi 27 mars pour clôturer les festivités de la Semaine de la Francophonie à Toronto. Afin de tremper le public dans cette ambiance traditionnelle, la première partie était assurée par Loch Ontario, un trio de musiciens celtiques mettant en vedette le directeur du Programme spécialisé en arts de Toronto (PSAT), Billy Boulet.
« En amont à ce spectacle, il y a eu plusieurs stages de danse traditionnelle qui furent donnés par la violoniste polonaise et danseuse celtique Emily Yarascavitch à huit élèves du PSAT de l’école secondaire Saint-Frère-André. Six de ces élèves ont dansé avec Emily et le groupe Loch Ontario sur la scène du Paradise », mentionne le directeur général de Francophonie en Fête, Jacques Charette.
M. Charette a d’emblée remercié le public pour sa participation active aux activités de la Semaine de la Francophonie et aux deux spectacles proposés par son organisme, ainsi que ses bailleurs de fonds, ses commanditaires et les huit organismes qui ont coordonné la programmation des événements de la semaine.
Il faut mentionner également qu’une quarantaine d’élèves de l’école d’immersion Central Senior de Lindsay, qui ont fait un projet avec une des chansons du groupe Le Vent du Nord, sont venus en autobus pour assister à la prestation de la formation québécoise grâce à l’initiative de leur enseignante.
Le trio celtique Loch Ontario joue de la musique écossaise, irlandaise, bretonne et québécoise. « L’écologiste et joueur de cornemuse écossais Stanley McRae s’est fait demander souvent quel instrument il choisirait entre la cornemuse et le violon, raconte Billy Boulet. Il a répondu « dans la musique des Highlands, les deux instruments sont complémentaires. Notre groupe a commencé avec l’Écosse mais on s’inspire du Québec, de l’Irlande et de la Bretagne. Notre musique voyage dans la diaspora celtique. »
Sur plusieurs des chansons celtiques jouées à la cornemuse de Billy Boulet, accompagné d’un violoniste et d’un guitariste, les jeunes danseurs de Saint-Frère-André ont accompagné Emily Yarascavitch sur scène pour montrer à l’auditoire ce qu’ils ont appris lors des ateliers de danse folklorique. Le public a adoré voir les jeunes s’inspirer de ce genre de musique.
Pour donner suite à cette première partie de la soirée, Jacques Charrette est revenu sur la scène pour présenter le groupe vedette. « Cette formation a remporté de nombreux prix prestigieux à l’international, dont le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros en France, deux Junos, le Prix de musique folklorique canadienne et trois Félix à l’ADISQ au Québec. Elle célèbre son 20e anniversaire avec plus de 2200 concerts sur les 4 continents et un 12e album, ça donne envie de fêter n’est-ce pas? Le Vent du Nord présente son spectacle 20 printemps », dit-il en introduction au groupe québécois.
Ambassadeur francophone incomparable, Le Vent du Nord est un moteur du mouvement folk progressif québécois, ainsi qu’un groupe phare dans le mouvement de renaissance de la musique traditionnelle du Québec. Cependant, pour la prestation torontoise, il manquait un membre du célèbre quintette, le violoniste André Brunet, qui est resté au Québec, au chevet de sa conjointe prise avec des problèmes sérieux de santé.
Les quatre musiciens Nicolas Boulerice (piano et vielle à roue), Réjean Brunet (accordéon et basse), Olivier Demers (violon) et André Gagné (guitare) ont tout de même mis le feu dans la barraque, les jeunes se groupant dans les allées et devant la scène pour sauter et danser sur les rythmes entraînants du groupe.
Personne ne pouvait rester assis, les adultes entraînés dans cette cadence jusqu’à la fin du spectacle. Quelle belle façon de clôturer la Semaine de la Francophonie!
À la suite des célébrations de son 20e anniversaire, Le Vent du Nord poursuit sa tournée 20 Printemps au Québec et à l’international. Un 13e album sera lancé en octobre 2025 ainsi qu’une nouvelle tournée.
Photo : Des élèves de Saint-Frère-André ont accompagné Emily Yarascavitch (extrême droite) sur scène.