Saveurs, rythmes, artisanat et traditions ont occupé l’avant-scène lors de cette célébration multiculturelle qui a rassemblé un large public à Mississauga. Parmi les espaces les plus fréquentés, une section consacrée au continent africain a offert une expérience immersive et festive.
Chrismène Dorme – IJL – Le Métropolitain
La pluie n’aura pas freiné l’enthousiasme des festivaliers. Les 23 et 24 mai, des centaines de visiteurs ont participé au Festival Carassauga à Mississauga, parcourant les différents pavillons culturels pour découvrir des saveurs venues d’ailleurs, des traditions ancestrales et des performances musicales hautes en couleur de plusieurs pays.
Comme le promet chaque année la rencontre, les visiteurs ont « voyagé à travers le monde » sans quitter la ville. Entre découvertes culinaires, spectacles et activités interactives, l’ambiance était au rendez-vous malgré une météo capricieuse.
Le Pavillon Afrique a particulièrement attiré la foule. Coordonnatrice de l’événement au sein de l’organisme People of Motherland, Rosine Assamoi avait annoncé une édition placée sous le signe du soccer et de la célébration culturelle. Cette année, trois pays étaient à l’honneur : le Sénégal, le Niger et le Rwanda. Dès l’entrée, les visiteurs étaient plongés dans une ambiance festive avec des espaces interactifs, des vendeurs de fruits exotiques, de la peinture sur visage qui fait appel aux motifs traditionnels africains.
Un mur artistique qui représente des images de pays africains et des légendes du soccer a aussi attiré l’attention, représentées avec leurs vêtements traditionnels pour ainsi mettre en avant chaque culture. Les enfants n’étaient pas oubliés. Un petit terrain de soccer avait été aménagé pour eux dans une véritable « Zone des fans ».
Le marché africain, « riche et haut en couleur », regroupait une vingtaine de vendeurs et proposait des objets d’art, des vêtements et produits artisanaux. Mais c’est surtout la nourriture qui a connu un immense succès. Les visiteurs ont goûté à plusieurs spécialités africaines telles que le foufou à base de farine de manioc, le thiéboudienne et le mafé sénégalais, ainsi que l’attiéké et le placali ivoiriens.
« Toutes les communautés venaient se servir et manger », souligne Rosine Assamoi, heureuse de voir les curiosités culinaires attirer autant de visiteurs. Les équipes en cuisine ont d’ailleurs dû répondre à des normes strictes, avec des inspections régulières tout au long du festival.
Sur la scène principale, la musique et la danse ont rythmé les deux journées. La célèbre et vibrante chorale des enfants orphelins de l’Ouganda, venus directement de leur pays d’origine, les jeunes danseurs Afro-Nation du groupe Akwaba Dance Company de Milton, et un défilé de mode signé Ori-Krea de la styliste torontoise Oriane Diebou a enrichi la fin de semaine. Les tambours africains ont également contribué à l’ambiance vibrante du pavillon.
Cette section du Festival Carassauga a attiré plusieurs personnalités, dont la mairesse de Mississauga Carolyn Parrish ainsi que des élus de Milton.
Selon les organisateurs, le Pavillon Afrique a été l’un des plus visités du festival. Entre gastronomie, musique, sport et artisanat, les visiteurs ont pu vivre « un voyage à chaque bouchée » et découvrir la richesse des cultures africaines dans une ambiance conviviale et familiale.
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Photo : Le groupe Akwaba Dance a fait danser la foule. (Crédit : People of Motherland)






