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Alexia Grousson

L’Acte 2 des États généraux de l’Ontario français marque une étape importante de passage de la réflexion à l’action. Il transforme les constats issus des premières consultations en pistes de solutions concrètes adaptées aux réalités régionales et sectorielles. De mars à juin, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) mène une tournée provinciale qui l’amènera dans une vingtaine de villes afin de mobiliser les communautés et nourrir les décisions collectives à venir.

Le coup d’envoi de cette démarche a été donné le 8 avril à Aurora, au Centre culturel, dans le cadre d’une rencontre organisée en partenariat avec l’Association des francophones de la région de York (AFRY), réunissant une communauté diverse aux parcours et générations variés.

La rencontre a été pensée comme un espace d’échange afin de mettre en commun les réalités locales, de croiser les expériences et de dégager des priorités pour la suite du processus. Animée par le directeur général de l’AFO, Peter Hominuk, elle a également servi à présenter les travaux déjà menés dans le cadre des États généraux et à susciter une réflexion approfondie chez les participants.

« L’atelier visait à engager une discussion collective autour du statu quo et de la vision de la francophonie ontarienne », explique Yasmine Malek Menasria, directrice générale de l’AFRY. Elle précise que les échanges sur des thèmes tels que l’immigration et l’accès aux services en français ont été particulièrement riches et engagés.

Parmi les suggestions marquantes, l’importance de demander systématiquement un service en français, même lorsqu’il semble non-disponible, a été mise de l’avant comme moyen de rendre visible la demande et de mieux documenter les besoins réels de la communauté.

Réunissant une quarantaine de participants autour de tables de discussion, l’initiative s’est prolongée dans un cadre convivial autour d’un repas.

« Un moment particulièrement touchant de la soirée a été la présence de deux jeunes filles d’environ 9 ans venues directement après leur entraînement de karaté avec leur mère. Leur présence incarne à elle seule l’importance de ces consultations pour l’avenir de la francophonie et l’engagement des nouvelles générations », conclut Yasmine Menasria.

À l’issue de cette rencontre, aucune décision n’a été prise. Les échanges ont permis de recueillir des faits saillants, des constats, des points de vue et des pistes de solutions, qui alimenteront les travaux à venir. L’Acte 2 s’inscrit dans un processus de plusieurs étapes qui mènera à l’élaboration de plans d’action régionaux ainsi qu’à des recommandations destinées aux gouvernements.

Photo (Crédit : AFRY) : Des membres de l’AFO et de l’AFRY (Crédit : AFRY)