La dernière conférence de la Société d’histoire de Toronto de la saison a permis de mieux connaître les îles Saint-Pierre-et-Miquelon grâce à une présentation de l’historien Marc Cormier, lui-même originaire de l’île.

Avec beaucoup d’humour, Marc Cormier a relaté l’histoire de cette petite île française situé au sud de Terre-Neuve, dans l’Est canadien. Cependant, Saint-Pierre a un statut bien particulier. Contrairement à la Guadeloupe (Caraïbes) et à l’île de La Réunion (océan Indien) qui sont des départements d’outre-mer, Saint-Pierre est une collectivité d’outre-mer.  

L’archipel composé de deux îles – Saint-Pierre et Miquelon – « est un pays qui est grand comme un demi-alexandrin », s’amuse l’historien.

On ne sait pas très bien qui l’a découvert. « On a l’habitude de dire que l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon a été découvert par Fagundes, ce qui est faux, archi faux ». Par contre, ce qui est certain, cette île fut convoitée par les Britanniques et les Français qui en prirent possession tour à tour.

C’est seulement en 1816 que l’archipel devient définitivement français. « C’était un cadeau de l’Empire britannique au monarque Louis XVIII ». Cependant, l’année 1816 fut la pire période pour reprendre l’archipel vu les conditions climatiques désastreuses qui y régnaient. « Les températures pouvaient varier de 20 à 30  degrés en peu de temps. C’est ce qu’on appelle en Amérique du Nord l’année sans été », poursuit-il.

On pourrait se dire que c’est la fin de l’histoire et bien pas du tout. L’archipel a subi les conséquences de la Seconde Guerre mondiale lui aussi. Comme l’Hexagone, elle fut sous le contrôle du régime de Vichy et donc sous occupation allemande.

L’archipel Saint-Pierre-et-Miquelon a une histoire mouvementée et riche et M. Cormier a su la raconter avec brio. Il a vraiment donné le goût aux participants de visiter ce coin de France.

PHOTO: L’historien Marc Cormier