Afin de répondre aux besoins de recrutement dans le secteur de la petite enfance, la région de Peel a réuni garderies, étudiantes et futures éducatrices à l’occasion d’une journée de réseautage. L’initiative a également renforcé la présence francophone au sein d’un événement d’envergure.
Olaïsha Francis – IJL – Le Métropolitain
Face aux besoins persistants de main-d’œuvre dans les services éducatifs à la petite enfance, la région de Peel a organisé une journée de rencontre destinée aux personnes qui amorcent leur carrière dans le domaine. L’activité a rassemblé des responsables de centres de garde, des diplômés de collèges ainsi que des personnes intéressées par cette profession afin de favoriser les échanges et de créer des passerelles vers l’emploi.
L’initiative réunissait, à Mississauga, plusieurs organismes anglophones et francophones, une occasion peu fréquente selon les participants. Pour les chercheurs d’emploi, cette formule permettait de rencontrer directement des recruteurs, de mieux comprendre les attentes du milieu et d’explorer différentes possibilités professionnelles. Les participants pouvaient également discuter avec des étudiantes issues de divers établissements postsecondaires afin d’en apprendre davantage sur les parcours de formation menant à cette profession.
Du côté francophone, plusieurs garderies et organismes étaient représentés, notamment Le Cercle de l’amitié, Le Petit Bateau, Éveil aux savoirs, La Fontaine de l’Amitié et autres. Leur présence offrait aux futurs éducateurs l’occasion de découvrir des milieux de travail où les services sont offerts en français.
La journée a débuté par une conférence du comédien et satiriste Paul Huschilt sur la résilience. À travers anecdotes, exercices interactifs et moments de détente, celui-ci a proposé différentes stratégies pour composer avec les défis quotidiens du métier. L’approche humoristique a rapidement contribué à instaurer une atmosphère conviviale.
Des activités de groupe ont ensuite permis aux participants de faire connaissance avant les périodes de réseautage. Cette formule visait à réduire le stress souvent associé aux rencontres professionnelles et à encourager les conversations entre employeurs et candidats.
Pour Nesrine Bedeir, l’expérience s’est révélée particulièrement enrichissante. « On a vraiment bénéficié de la conférence. C’était bénéfique pour nous puisqu’il nous a donné beaucoup d’idées pour gérer le stress et gérer le travail qu’on a avec une vision plus positive », explique-t-elle.
Elle souligne également l’importance de rencontrer des personnes qui s’apprêtent à entrer dans la profession. « C’est bien pour eux de savoir comment gérer les situations stressantes, de garder un équilibre, car prendre soin des autres passe d’abord par prendre soin de soi, et comment progresser dans leur carrière avant même de débuter. »
Parmi les visiteurs figurait Reetarani Chhatoi, étudiante au Collège Sheridan. Pour elle, l’événement représente une occasion concrète de préparer son avenir professionnel. « C’est une bonne occasion pour moi de trouver, je l’espère, un emploi en tant que future éducatrice de la petite enfance », affirme-t-elle.
L’inclusion des services francophones constituait également un élément important de cette édition. Haseena Omar, planificatrice de l’événement et employée de la région de Peel, explique que l’organisation a travaillé étroitement avec les partenaires francophones afin de s’assurer que leurs besoins soient pris en considération.
Selon elle, la meilleure façon de favoriser la participation consiste à collaborer directement avec les organismes concernés. « À l’avenir, nous voulons être plus inclusifs avec les francophones, donc nous examinons les ressources dont nous disposons et comment nous pouvons y parvenir, mais je pense que l’essentiel est de travailler ensemble plutôt que d’essayer de deviner ce dont ils ont besoin. » Cette démarche a notamment permis de réserver deux tables exclusivement francophones pour faciliter les échanges entre étudiants et employeurs.
« Financée par le ministère de l’Éducation, cette initiative visait autant le recrutement que la rétention de personnel qualifié. Nous avions entendu parler de cet événement dans une autre communauté, plus petite. Nous avons donc fini par organiser un événement de plus grande envergure. Nous avons décidé d’en faire une journée complète et d’offrir le déjeuner, car nous disposions du financement nécessaire », ajoute Haseena Oomar.
Devant l’intérêt suscité par cette première édition, les organisateurs espèrent renouveler l’expérience dans les prochaines années. Pour plusieurs participants, cette rencontre a démontré l’importance de créer des occasions où futurs professionnels et employeurs peuvent bâtir des liens avant même l’entrée sur le marché du travail.
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Photo : Les participants francophones à la journée de réseautage (Photo : O. Francis)






