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Colomban Mac Nab

Mardi 12 mai, c’était jour de remise des diplômes pour les étudiants du Collège Boréal. Les toges et mortiers s’accumulent devant la York Mills Gallery, lieu de réception de la cérémonie, où les étudiants ont eu rendez-vous pour célébrer comme il se doit ce jour tant attendu.

La cérémonie, très solennelle, démarre par le discours du président de l’établissement qui égrène quelques conseils à son audience : « La plus grande erreur que vous pouvez faire dans la vie, c’est d’avoir peur de faire des erreurs », leur glisse-t-il. Un mantra dont sont bien conscients la plupart des étudiants présents, la majorité ayant parcouru des milliers de kilomètres pour venir étudier au Canada, et pour qui ce jour marque l’acmé d’un parcours semé d’embûches. Les plus méritants sur le plan académique sont appelés sur scène et se voient attribuer des bourses, sous les applaudissements nourris de leurs camarades. Les étudiants sont ensuite appelés sur scène chacun leur tour pour venir récupérer leur précieux sésame, accompagné d’une mention allant jusqu’à la « grande distinction » pour les moyennes supérieures à 90 %.

La cérémonie terminée, un buffet attend la nouvelle promotion dans le hall de la salle de réception. J’en ai profité pour interroger Alexandre Paulin – professeur en administration des affaires et entrepreneuriat social, et coordinateur de ce même programme – ainsi que Victoire, fraîchement diplômé du programme en entrepreneuriat social.

Victoire, qu’est-ce qui vous a amené à Boréal et quel est votre sentiment aujourd’hui ?

J’ai terminé en entrepreneuriat social, et ce qui m’a poussé vers ce programme, ce sont mes ambitions et ce que je prévois de faire. Nous avons appris non seulement à créer mais aussi à gérer des entreprises, des choses qui me passionnent vraiment. Lorsque j’ai vu qu’il existait des programmes francophones en Ontario, j’ai été séduit par Boréal. Je suis très heureux, très fier, de voir que j’ai commencé et que je suis arrivé au bout avec mon diplôme.

M. Paulin, est-ce aussi un sentiment d’accomplissement pour vous d’accompagner une promotion jusqu’au diplôme ?

Oui, de toute évidence. On les suit pendant presque deux ans, des années ponctuées de joie mais aussi de moments plus difficiles : des notes qui ne correspondent pas à leurs attentes, des problèmes de logement, des difficultés à se nourrir. La vie des étudiants internationaux à Toronto n’est pas simple. Et malgré tous ces obstacles, ils arrivent à les dépasser et à réussir. C’est une fierté, parce qu’on essaie de faire au mieux pour eux : en classe, dans les couloirs, et parfois sur notre temps libre.

Est-ce qu’il y a une expérience avec un élève ou un groupe d’élèves qui vous a particulièrement marqué ?

À vrai dire, ce sont toutes des histoires passionnantes, ils ont tous des parcours, des problématiques et des compétences différentes. Mais je pourrais citer l’exemple d’Amel Benslimane, qui a reçu le prix d’excellence aujourd’hui et lu le discours des finissants : il fait partie de ces étudiants qui ont écouté, travaillé, et finalement réussi. Réussir n’implique pas forcément d’être un génie, il faut surtout savoir écouter.

Quel est le secret de la réussite pour les études ?

Il n’y a pas de potion magique. C’est le travail qui est important, l’ouverture d’esprit aussi. Quand on arrive ici, on arrive dans une société multiculturelle : il faut garder ce que l’on amène avec nous, mais aussi s’ouvrir aux autres. Sans ça, la réussite est beaucoup plus difficile.

En un mot ou une phrase, qu’est-ce que Boréal représente pour vous ?

M. Paulin : Boréal, c’est une famille. Dans chaque promotion, on essaie de se comporter avec nos étudiants comme avec nos enfants, nos frères, nos sœurs. Il y a plein de petites familles à Boréal, qui sont toutes incluses dans une grande famille, la famille Boréal.

Victoire : Je ne dirais pas un mot, mais une phrase : Boréal est une maternité des excellents.