[adrotate banner="100 "

Olaïsha Francis

Pour sa 30e production, le Théâtre Étienne-Brûlé a misé sur l’humour, le travail d’équipe et la transmission intergénérationnelle. Présentées devant une salle comble le 1er mai, les pièces L’avocat pédicure et Les suites d’un premier lit ont conclu plusieurs mois de préparation.

À la tête du projet, la directrice artistique et metteure en scène Julie-Nadia Rancourt vivait sa deuxième expérience à la mise en scène, et sa 14e participation au théâtre de l’école. « C’est un travail volumineux », dit-elle. Les répétitions ont débuté dès le mois de novembre.

Les représentations se sont déroulées toute la semaine avec les écoles d’immersion et une représentation publique le vendredi soir. Afin d’assurer un rythme fluide entre les deux pièces d’une trentaine de minutes chacune, l’équipe a choisi d’intégrer une transition musicale entraînante plutôt que de multiplier les changements de rideaux. « Les spectateurs pouvaient taper des mains pendant qu’on faisait la transition des objets », souligne-t-elle.

Les deux comédies abordaient le thème de l’héritage. Dans L’avocat pédicure, une famille se déchire autour de la succession d’un cousin décédé, jusqu’à ce qu’un personnage inattendu vienne bouleverser la situation. Les suites d’un premier lit raconte quant à elle l’histoire d’une jeune veuve ayant hérité d’une belle-fille plus âgée qu’elle, compliquant ses projets de remariage.

Les textes ont aussi été adaptés pour mieux convenir à la distribution étudiante. Certains personnages ont changé de genre et des éléments ont été simplifiés afin de permettre à chacun de trouver sa place sur scène. Au total, neuf comédiens ont participé aux productions, dont trois ont joué dans les deux pièces.

Au-delà du spectacle, la production représentait aussi une réflexion sur la transmission et la mémoire collective de l’école. « Les jeunes qui montent sur scène cette année s’ajoutent à la longue liste d’élèves qui ont participé aux productions dans le passé, dit-elle. Ils laissent à leur tour leur marque et leur héritage, et inspirent les prochains. »

Derrière les projecteurs, plusieurs collègues et élèves bénévoles ont participé au montage des décors et à l’organisation technique des spectacles. « C’est vraiment un gros travail d’équipe du début à la fin », rappelle-t-elle.

L’événement a également permis de revoir d’anciens étudiants, comédiens et parents venus assister aux représentations. Pour la directrice artistique, cette présence témoignait de l’impact durable du théâtre scolaire dans la communauté.

-30-

Photo : Des comédiens L’avocat pédicure. De gauche à droite : (debout) Julie-Nadia Rancourt, Ayad Zubaidi, Leila Ajjour, Mateo Assoufi et Oumar Meite; (assises) Julianne Bouillon et Ava Daneshkhah (Crédit : Adèle Dostie)