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Alexia Grousson

Arrivée au Canada en 2005 en provenance de Côte d’Ivoire, Carole Gballou s’est rapidement imposée comme une figure active de la communauté ivoirienne de Toronto. Mère célibataire de deux enfants et diplômée en génie civil, elle a choisi de poursuivre des études pour devenir enseignante au Canada. Son engagement communautaire l’a menée à présider l’Association des Ivoiriens de Toronto pendant quatre ans, avant de se lancer dans un projet ambitieux : la création du Centre Dabu La Case.

« En étant une mère africaine, je voulais inculquer à mes enfants les coutumes culturelles de mon pays tout en les adaptant à l’éducation canadienne. Ces valeurs se retrouvent dans notre quotidien, à travers l’art, les vêtements et les traditions. Je voulais en parler, les enseigner en français, montrer ce qu’est la culture et remonter leur estime de soi. En pensant à tout ça, je me suis dit qu’il fallait créer un centre, comme un musée pour les jeunes et leurs familles », explique Mme Gballou.

Organisme sans but lucratif bilingue, le Centre est dédié aux Afro-Canadiens et promeut les principes et les cultures africaines par le biais de programmes éducatifs et des initiatives communautaires. L’art africain y est utilisé comme un puissant outil pédagogique afin d’éveiller la conscience culturelle. À travers des contes, des ateliers interactifs et des activités culturelles, l’organisme offre un environnement stimulant qui favorise la compréhension des traditions africaines et les échanges entre différentes cultures.

Concernant le nom, Carole Gballou raconte : « Dabu est la ville où ma famille est installée en Côte d’Ivoire. Nous avons une grande villa où tout le monde vient passer du temps puisque mon père est le président de la communauté. La case chez nous est une maison traditionnelle familiale où il fait bon vivre au milieu de la campagne. C’est pour cela que j’ai choisi d’appeler l’organisme Dabu La Case. »

Le Centre s’attache également à répondre aux besoins particuliers des communautés marginalisées francophones en Ontario. Ses actions incluent le soutien aux personnes âgées avec des activités interculturelles, des ateliers de bien-être et des services d’orientation. Il y a également l’accompagnement des jeunes défavorisés par le biais de programmes éducatifs et de mentorat.

Les activités culturelles, sportives et artistiques ont pour but de renforcer l’estime de soi et de favoriser l’inclusion sociale, tandis que des programmes d’accompagnement à l’emploi et à l’entrepreneuriat offrent aux jeunes des possibilités concrètes pour s’épanouir.

Depuis sa création, le Centre Dabu La Case propose des initiatives variées pour enrichir la vie de la communauté. L’an dernier, un camp d’été Le village africain des enfants, a permis aux jeunes de découvrir les contes, la musique et le bricolage inspirés de l’héritage africain. Des festivals d’hiver ont aussi été organisés. L’organisme participe également à d’autres événements culturels, organise des conférences dans les écoles et les associations et propose, ces jours-ci, des cours de djembé dans les centres pour personnes âgées.

« J’encourage la communauté à venir nous rejoindre. Il y a beaucoup d’activités pour les jeunes, les familles et les aînés », conclut Carole Gballou, résolue à faire du Centre Dabu La Case un lieu d’apprentissage, de partage et d’épanouissement pour tous.

Photo (Crédit Centre Dabu La Case) : Le camp d’été Le village africain des enfants