Nouvel arrivant en Ontario? La Société économique de l’Ontario (SÉO) vise cette démographie pour un déménagement réussi avec ses webinaires d’information concrets et pratiques. À l’aube de 2022, la SÉO a offert un tour d’horizon sur l’immigration canadienne avec les conférencières Chantal Cadasse et Nora Juliéno, elles-mêmes immigrantes.

« L’Ontario accueille 40 % des immigrants au Canada », affirme Mme Juliéno. En fait, d’ici 2023, environ 1,2 million de nouveaux arrivants s’ajouteront à la population canadienne. Cependant, embaucher ces personnes ou se faire embaucher en tant qu’immigrant pose problème au niveau de la bureaucratie.

Si un employeur et un futur employeur s’entendent bien, ils ne peuvent pas tout simplement travailler ensemble. Il faut d’abord réaliser une Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT)afin de prouver que l’embauche d’un travailleur étranger est nécessaire.

« Une EIMT favorable indique qu’il faut embaucher un travailleur étranger pour faire le travail et, une fois que l’employeur reçoit l’EIMT, le travailleur peut présenter sa demande de permis de travail », explique Mme Cadasse. Pour obtenir le permis de travail, il faut une offre d’emploi, un contrat et l’exemplaire de l’EIMT ainsi que son numéro de référence.

Si la personne immigrante parle le français, la clause sur la mobilité francophone est un facteur important à considérer. Ce programme, destiné aux communautés francophones hors Québec, peut faciliter le processus d’emploi.

Un autre programme très intéressant et pourtant sous-utilisé au Canada est le permis de travail accéléré pour les travailleurs de la technologie. Celui-ci se finalise en 10 jours.

« Le 29e sommet sur le droit de l’immigration a indiqué que depuis son lancement en 2017, le programme accéléré a permis de créer plus de 92 000 emplois au Canada », précise Mme Juliéno. Environ 3400 entreprises auraient fait appel à ce service.

Il y a aussi le « start-up visa » disponible pour les entrepreneurs. « Si votre demande de création d’une entreprise est approuvée, une lettre d’appui sera produite pour un permis de travail temporaire et vous aurez 20 mois pour fonder votre entreprise », explique Mme Juliéno. Et si l’entreprise satisfait aux exigences du programme, le fondateur est possiblement éligible à la résidence permanente.

« Quoi que vous choisissiez, il faut penser stratégie en immigration. Par exemple, votre partenaire – sous votre initiative – peut-il bénéficier d’un permis? », demande Mme Cadasse. C’est possible sous différents programmes.

Les deux femmes offrent des services en immigration personnalisés à ceux qui sont intéressés. Pour plus d’information, il suffit de communiquer avec la SÉO.