Chrismène Dorme
Le jeudi 20 novembre, Toronto a accueilli la Journée de la littérature francophone, une activité marquante pour la littérature franco-ontarienne. C’est à l’Université de l’Ontario français que différents organismes communautaires et participants se sont retrouvés.
Organisée par la Représentation de l’Organisation internationale de la francophonie pour les Amériques (REPAM), en collaboration avec le Salon du livre de Toronto, cette initiative s’inscrivait dans les célébrations du 50e anniversaire du drapeau franco-ontarien. Elle a constitué un moment clé pour dynamiser la culture francophone de la province, où la langue française, bien que minoritaire, reste un pilier culturel essentiel.
La littérature franco-ontarienne, ancrée dans la réalité socioéconomique provinciale, demeure dynamique. Ce rassemblement a souligné la vitalité de cette scène littéraire, et ce malgré les défis imposés par la domination de l’anglais et la fermeture des dernières librairies francophones à Toronto.
La journée a offert un programme varié, visant à promouvoir la création littéraire en milieu minoritaire et à renforcer la place du français dans l’espace public torontois. Dès la matinée, des ateliers de création ont réuni des jeunes autour de l’écriture, de la poésie et de l’improvisation en français. Animés par des auteurs tels que Michèle Laframboise et Karim Sigère, ces ateliers ont permis aux participants d’explorer la langue française sous diverses formes créatives.
En après-midi, le programme a repris avec une série d’allocutions prononcées par des intervenants de plusieurs organismes, notamment des représentants du ministère des Affaires francophones, du Collège Boréal et de l’Alliance française. Leurs interventions ont souligné l’importance de soutenir la littérature et la culture francophones, particulièrement dans une métropole telle que Toronto.
Puis, plusieurs discussions animées par des experts du milieu littéraire ont porté sur des sujets tels que la création et la diffusion de la littérature francophone dans un contexte minoritaire et la circulation des œuvres au-delà des frontières. Des figures emblématiques de la littérature franco-ontarienne, dont Paul-François Sylvestre et Normand Labrie, ont échangé sur ces enjeux, partageant leur expérience et leur vision de l’avenir de la littérature en français.
La journée s’est achevée autour d’un moment de réseautage convivial, propice aux échanges entre auteurs, étudiants et public. En réunissant autant de voix diverses de la francophonie, ces échanges ont confirmé l’importance de multiplier les espaces de création, de dialogue et de visibilité pour la littérature francophone.
Photo : Les panélistes de la discussion sur le thème Écrire, publier et distribuer en français dans un milieu minoritaire; de gauche à droite : Karim Sigère, Normand Labrie, Michèle Laframboise, Paul-François Sylvestre et Lelia Young. (Crédit : REPAM)






