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Chrismène Dorme

Une séance de cinéma pas comme les autres, le jeudi 7 mai, dans un Cineplex de Toronto. Dans la salle, il ne s’agissait pas d’un simple film, mais du début d’une discussion importante sur l’avenir de la technologie et ses inégalités.

La question a rapidement donné le ton : la technologie peut-elle être vraiment équitable si elle est conçue sans les voix des communautés qu’elle touche directement? C’est autour de ce constat que La Passerelle a présenté la bande-annonce de sa nouvelle série consacrée au technoracisme, c’est-à-dire le racisme lié à l’utilisation des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. La rencontre a réuni une centaine de personnes.

Bien plus qu’une simple projection, cette initiative visait à sortir ces enjeux des milieux habituels pour les amener directement au cœur des communautés et du grand public.

Le projet prend la forme d’une campagne de sensibilisation composée de trois capsules vidéo, développé par La Passerelle et d’autres partenaires locaux et disponible sur son site web. Financé par la Fondation canadienne des relations raciales, il s’appuie sur un constat central : lorsque les technologies sont développées sans approche inclusive, elles peuvent accentuer les inégalités existantes.

« Les communautés noires et racialisées vivent déjà des barrières systémiques », rappelle la directrice générale de La Passerelle, Léonie Tchatat.

Dans cette optique, l’objectif du projet est clair : « sensibiliser, éduquer et ouvrir des conversations stratégiques autour de l’équité numérique », souligne-t-elle.

Construit à partir de nombreuses consultations, le projet s’appuie sur des réalités vécues, précise la direction de l’organisme, afin de mieux comprendre les impacts concrets de ces enjeux.

La projection a donné lieu à de nombreux échanges, témoignant d’un réel besoin de dialogue sur ces questions. Pour prolonger cette réflexion, un déjeuner-rencontre réunira le secteur privé, des institutions et des leaders communautaires, dans le but de favoriser des pistes d’action concrètes.

Photo : Léonie Tchatat (au milieu) réunie avec quelques participantes lors de la projection (Crédit : La Passerelle)