Jolene Zolen
Le jeudi 26 février, l’organisme La Passerelle a organisé un événement communautaire intitulé Libération en partage afin de réunir des leaders communautaires, des intervenants en établissement et des responsables publics autour de l’expérience des immigrants et réfugiés noirs francophones, en tant que réalité vivante du Canada d’aujourd’hui.
La rencontre s’est tenue à L’Agapanthe – maison de transition opérée par La Passerelle , dédiée aux réfugiés africains francophones, offrant un hébergement temporaire en français et des services d’établissement coordonnés.
La soirée s’est articulée autour de la soupe de la Libération, en hommage à la résistance des ancêtres dans le contexte de la traite transatlantique des esclaves, ainsi qu’à la solidarité communautaire enracinée dans les réalités vécues des communautés noires et dans le processus de reconstruction des nouveaux arrivants noirs francophones. La préparation et le partage de cette soupe incarnent les premiers gestes d’accueil, de soin et de stabilisation, qui influencent durablement les parcours d’établissement.
« Pour les immigrants et réfugiés noirs francophones, l’histoire s’écrit à travers l’établissement, le logement et les conditions qui permettent aux personnes de se reconstruire et de contribuer. Libération en partage met cette réalité en dialogue direct avec les décideurs publics », a déclaré Leonie Tchatat.
La soupe de la Libération à L’Agapanthe, en tant que symbole des révolutions noires, des luttes pour la liberté et de leur évolution, rappelle également que la libération n’est pas un souvenir, mais un projet collectif en constante construction.
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Photo : Leonie Tchatat, directrice générale de La Passerelle (Crédit : J. Zolen))






