Alexia Grousson
Pour honorer sa 20e célèbre production nommée Kooza, le Cirque du Soleil a installé son chapiteau à Etobicoke, dans l’ancienne usine de Mr. Christie. C’est ainsi que le 19 avril, plus de 2500 personnalités étaient présentes pour la grande première dans la Ville reine.
« C’était bon de revoir le public torontois. Cette célébration était extraordinaire et remplie d’énergie, ce fut un franc succès », explique Julie Desmarais, attachée de presse pour le Cirque du Soleil.
Le spectacle Kooza a vu le jour en avril 2007 à Montréal et la production d’alors était venue également à Toronto cette année-là. Depuis, il a été produit dans une vingtaine de pays. Kooza ravive les traditions du cirque en mettant en scène les arts acrobatiques et clownesques. C’est un spectacle basé sur le concept de la dualité et des contacts humains. Il explore des thèmes diversifiés comme celui de la recherche de son identité et le pouvoir. Cet univers est rempli de surprise, d’audace, de rebondissement et de complicité.
Le nom Kooza, tiré du sanskrit, signifie « boîte », « coffre » ou « trésor ». Toute l’œuvre repose sur ce concept même de « cirque en boîte ».
C’est ainsi que débute le spectacle, avec l’un des personnages principaux nommé le Trickster, qui surgit d’une boîte tel un diable à ressort (« jack-in-the-box »). Ce personnage est rapide et futé. C’est aussi un génie puisqu’il est lui-même le créateur du monde de Kooza. Il entre et sort de scène à sa guise, provoquant à chaque fois de l’électricité.
« L’histoire tourne autour du personnage naïf et solitaire de l’Innocent qui ne trouve pas sa place dans ce monde. Au fur et à mesure que le spectacle avance, le public découvre comment celui-ci va sortir de sa zone de confort pour réaliser que finalement sa place se trouve là où il est et que tout est possible dans la vie », ajoute Mme Desmarais. L’Innocent est entouré d’une bande de personnages amusants et grotesques comme le roi, les clowns et son chien fou.
Tout le long du spectacle, de nombreux numéros s’entremêlent. Au programme, des contorsionnistes, des équilibristes, des funambules, des jongleurs, des acrobates ou encore des charivaris alliant gymnastique acrobatique et plongeons vertigineux. Également au rendez-vous, d’époustouflants costumes dont certains ont des effets de transformation s’inspirant des plus grands magiciens.
Le spectacle a aussi la particularité de comporter six musiciens et deux chanteuses pour accompagner les différents numéros et transporter le public à travers chaque univers. Quant aux décors, tout est axé sur un élément central nommé le bataclan, dont la décoration est inspirée par la culture hindoue. Cette énorme tour peut se déplacer, ouvrant et refermant ainsi l’espace scénique.
« De la mise en scène, en passant par le choix des musiques, les nombreux costumes colorés et les divers numéros sensationnels, tout est réalisé pour que du début à la fin le public soit en ait le souffle coupé », conclut Mme Desmarais. Le spectacle Kooza se présenté à Toronto jusqu’au 18 juin.
Photo : Le Cirque du Soleil – La scène finale de Kooza devant le bataclan