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Colomban Mac Nab

Le 5 mai dernier, la French Tech Toronto tenait son cinquième Sommet annuel. Créé par le gouvernement français en 2013 pour promouvoir et fédérer l’écosystème des start-ups françaises en France et à l’international, la French Tech est un véritable label et réseau qui compte une centaine de communautés locales dans le monde. Celles-ci organisent des événements, facilitent le réseautage et soutiennent les entrepreneurs français à l’étranger. L’antenne de Toronto existe depuis 2020.

C’est au Musée des beaux-arts de l’Ontario, lieu du tout premier Sommet, que se sont retrouvé les participants pour cette édition anniversaire. Le chemin vers la salle de conférence, située au 3e étage des 45 000 mètres carrés que compte l’édifice, permet d’admirer quelques œuvres de Picasso, Rodin ou encore Van Gogh.

La soirée commence avec une série de conférences et panels sur deux enjeux clés : Comment les technologies passent-elles réellement en production?, et Comment les entreprises réussissent-elles à s’implanter et à se développer à l’international?. Les intervenants s’enchaînent, mêlant cadres de grands groupes pour la première partie et fondateurs de start-ups pour la deuxième. Ces derniers étaient composés de Thomas Faivre-Duboz, cofondateur et PDG pour l’Amérique du Nord de Converteo, Julien Vong, cofondateur et PDG de SafeMobility, et David Dzialowski, fondateur et PED de CBTW.

Tous francophones, ils avaient quelques minutes pour « pitcher » leurs start-ups respectives et préparer la deuxième partie de soirée consacrée au réseautage. Les panels terminés, alors que la salle se vide progressivement pour rejoindre le rez-de-chaussé où un cocktail attend les invités, un participant s’approche de moi. Il se présente : « Yuriy Yatsiv, enchanté ».

Originaire d’Ukraine, passé par Google et maintenant installé au Québec, il a fondé Danguage en 2023, une plateforme qui se veut l’équivalent d’un duolingo pour les immigrants professionnels actifs. Propulsée par de l’intelligence artificielle (IA), elle permet aux apprenants de s’entraîner dans n’importe quelle langue pour maîtriser le savoir-être (les compétences relationnelles) et le langage technique spécifique requis pour l’emploi recherché. On peut notamment s’entraîner à l’expression orale en parlant directement dans son microphone pour que l’IA fasse ensuite des recommandations personnalisées, le tout pouvant être adapté à chaque type d’emploi. La démonstration terminée, les participants descendent au rez-de-chaussée où un cocktail les attend pour accompagner la partie réseautage de la soirée.

Arrivés dans la « Walker Court » – un large espace intérieur ouvert par de grandes arcades et surplombé par un plafond de verre et un escalier en bois en colimaçon, tous les participants échangent autour d’un verre. Certains souhaitent simplement faire des rencontres et poser des questions aux intervenants, d’autres espèrent nouer des relations professionnelles et faire connaître leurs projets.

Parmi les invités, Olivier de Bregeas, président de la Fédération tricolore de Toronto et partenaire de l’événement, était présent. De jeunes français en Volontariat international en entreprise (VIE) étaient également de la partie, contents d’être ici pour réseauter et faire de nouvelles rencontres.

À partir de 22 h, la salle se vide progressivement, laissant le musée reprendre ses droits. Les participants se retrouveront l’année prochaine dans un autre endroit, ou peut-être avant si les rencontres s’avèrent fructueuses.

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Photo : Les participants réunis dans la « Walker Court » pour une session de réseautage autour d’un cocktail (Crédit : Colomban Mac Nab)