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Richard Caumartin

Le Collège Boréal et le Centre francophone du Grand Toronto (CFGT) étaient les hôtes, le 19 mars, du cocktail de lancement de la Semaine de la Francophonie à Toronto (SFT) sur le site de l’Illuminarium dans le quartier de La Distillerie.

Pour la 25e année, depuis 2001, la SFT rassemble les francophones et francophiles du Grand Toronto pour faire rayonner la langue française et les cultures participantes dans divers événements culturels offerts par les partenaires qui composent le comité organisateur dont l’Alliance française, le Bureau du Québec, le campus Glendon de l’Université York, le Club canadien, le Collège La Cité et l’Université de l’Ontario français.

Carole Nkoa, vice-présidente pour le Centre-Sud-Ouest au Collège Boréal, a souligné la présence de plusieurs invités dont le député provincial de Spadina-Fort York, Chris Glover, le commissaire aux services en français de l’Ontario Carl Bouchard, le président du Collège Boréal Daniel Giroux, la vice-présidente, Développement stratégique et intégration des services au CFGT Aissa Nauthoo, et Luc Bonaventure Amoussou de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario.

Après l’hymne national interprété par une étudiante de l’Université de l’Ontario français, Carole Nkoa a présenté Nancy Raymond, directrice, Équité, diversité, inclusion et relations avec les peuples autochtones du Collège Boréal, qui a fait la reconnaissance des terres sur laquelle avait lieu l’activité.

Elle a décrit le Centre éducatif des Premières Nations du Collège Boréal comme « un lieu accueillant et sécuritaire, consacré aux membres de la communauté étudiante autochtone du Collège Boréal, y compris les Premières Nations, les Métis et les Inuits. Ce Centre est également un espace d’échange ouvert à toute la communauté Boréal qui met en avant la culture et la réussite. Valorisant la richesse du patrimoine autochtone, il offre des services de soutien adaptés aux cultures, traditions et valeurs des peuples autochtones. »

À la suite de son intervention, des membres des Black Bull Moose Singers de la Première Nation Anishnawbek du nord du lac Huron et du sud de l’Ontario ont expliqué leur histoire, leurs coutumes, et démontré quelques danses traditionnelles au rythme du tambour et les chants de la troupe. Ils ont terminé leur spectacle en invitant le public à danser avec eux.

Cette portion culturelle a été suivie de plusieurs discours, dont celui de la coprésidente de la SFT, Aissa Nauthoo. « Au-delà des activités, il y a l’essentiel, déclare-t-elle. Notre capacité à nous rassembler, à accueillir, à nous soutenir et à construire ensemble. Chaque rencontre, chaque échange, chaque geste de solidarité contribue à faire vivre une Francophonie forte, audacieuse et résolument tournée vers l’avenir. »

Tout le gratin de la communauté francophone était présent à l’Illuminarium, ainsi que de nombreuses personnes qui ont voulu fêter ce lancement avec les organismes. Le Métropolitain a demandé à plusieurs participants ce que représentait pour eux la SFT.

Pour Jana Lijour, originaire du Mexique et mariée à un Français depuis 30 ans qui a appris la langue à l’Alliance française de Toronto, la Semaine de la Francophonie signifie l’unité.

« Les francophones, et surtout les Français de France, sont très sérieux par rapport à leur liberté, l’égalité et la fraternité. Pour moi, il n’y a pas beaucoup de pays qui ont ces mêmes convictions. Peut-être pour l’amitié et l’amour, mais certainement pas pour la liberté. On a qu’à regarder ce qui se passe aux États-Unis et ailleurs dans le monde pour se compter chanceux d’être ici, à Toronto et célébrer notre Francophonie », commente-t-elle.

Pour Gisèle Smith, c’est un rassemblement « très multiculturel » aujourd’hui. « Ça fait 50 ans que je suis ici et la Journée de la Francophonie a beaucoup changé, dit-elle. C’est très vivant, inclusif et le fait que ce soit tellement publicisé maintenant que cela réveille beaucoup d’anglophones qui nous demandent ce qu’est la Semaine de la Francophonie. On ne parlait pas de la Francophonie quand je suis arrivée à Toronto dans les années 1970. Pour moi, ce n’est pas nouveau mais je constate que la Francophonie change, évolue mais reste internationale. »

Les participants ont pu voir également les prestations de l’artiste torontois Abel Maxwell et de divers groupes de danses. Les activités se poursuivaient jusqu’au 29 mars, dont l’événement intergénérationnel de la SFT, la Journée familiale présentée le 28 mars au campus du Collège Boréal où jeunes enfants, parents et aînés se réunissent autour de la Francophonie. Au programme : ateliers créatifs, spectacles, musique et animations, mais aussi découverte d’artisans et de gastronomie locale. Bonne Semaine de la Francophonie!

Photo : Nancy Raymond (au lutrin) du Collège Boréal présente des membres des Black Bull Moose Singers de la Première Nation Anishnawbek du Nord du lac Huron et du Sud de l’Ontario qui ont démontré quelques danses traditionnelles lors du cocktail d’ouverture de la Semaine de la Francophonie à Toronto