Le Forum 2026 sur le dialogue et la collaboration étudiante a réuni plusieurs étudiants francophones à Toronto. Organisé par l’AEUOF et Profipreneur Board, il visait à renforcer les liens intercampus, favoriser l’engagement étudiant et mieux préparer la relève professionnelle. Le début d’une collaboration appelée à se poursuivre.

Olaïsha Francis

Une cinquantaine d’étudiants francophones se sont réunis le 13 février à l’Université de l’Ontario français (UOF) à Toronto, à l’occasion du Forum 2026 sur le dialogue et la collaboration étudiante.

Organisé par l’Association étudiante de l’Université de l’Ontario français (AEUOF) et Profipreneur Board, l’événement s’inscrit dans la continuité du projet Vie de campus, qui favorise les liens entre neuf établissements postsecondaires francophones de la province. Cette fois, l’objectif était d’offrir un espace exclusivement dédié aux associations étudiantes afin de partager leurs réalités et de bâtir des ponts durables.

« Nous avons jugé opportun d’élargir l’initiative de sensibilisation des étudiants sur l’importance de l’engagement communautaire et du réseautage à d’autres associations. C’est ainsi que les associations étudiantes du Collège La Cité, du Collège Boréal et du Collège universitaire Glendon ont été conviées à participer au forum », explique Espoir Masiala, président de l’AEUOF.

Trois tables rondes ont rythmé la soirée. La première, intitulée Parcours réels, a permis à des diplômés de partager leur expérience du marché du travail et des apprentissages souvent absents des formations académiques. Une seconde discussion inter-associations a servi à identifier des priorités communes, notamment en matière de santé mentale, d’intégration et d’accompagnement étudiant. Enfin, un groupe d’experts a offert des conseils concrets sur la préparation au marché de l’emploi, la rédaction de CV et le développement d’un réseau professionnel.

Le Forum s’est tenu une semaine avant la Foire de l’emploi organisée par l’UOF, afin de renforcer sa dimension stratégique.

Au-delà de l’employabilité, le partage d’expérience a marqué les esprits. « La première chose dont on s’est rendu compte, c’est qu’on a tous les mêmes défis », ajoute Espoir Masiala. Les enjeux de santé mentale, de réseautage et d’accès aux opportunités ont émergé comme préoccupations communes aux quatre institutions représentées.

Les organisateurs souhaitent aller plus loin. Parmi les idées évoquées figure la création d’un espace commun — voire d’une résidence étudiante francophone — afin de renforcer la symbiose entre les institutions et valoriser le patrimoine linguistique partagé.

« C’était la première édition, mais certainement pas la dernière », conclut le président de l’AEUOF. D’autres projets collaboratifs sont déjà envisagés afin de continuer à rassembler la population étudiante francophone de Toronto autour d’initiatives communes.

Photo : De gauche à droite : les panélistes Aline Makamba, Geneviève Stacey, Espoir Masiala, Riadh Abidi et Landry Djo (Crédit : UOF)