Hommage à Robert W. Fillion

À titre posthume, le COFRD a rendu hommage à l’ancien président de l’ACFO Durham-Peterborough décédé en décembre 2020 au cours de la pandémie de COVID-19, mais qui est resté pour la communauté un modèle d’altruisme et de leadership. Sur la photo : Hélène Grégoire de La Cité (extrême gauche) et Hélène Boudreau du COFRD (extrême droite) ont remis le Prix Héritage francophone à son épouse Cathy et son fils André lors du gala.

Témoignage de Didier Luchmun

Originaire de l’Île Maurice, Didier Luchmun a été directeur, vice-président et président du COFRD. Il a aussi travaillé au bingo de l’organisme pendant huit ans. Il est actif dans cette communauté depuis 1996.

« À l’époque, quand ma fille a commencé l’école en français, Hélène Boudreau m’a demandé de participer au conseil d’école. J’étais nerveux car je ne connaissais pas la communauté mais elle m’a poussé et depuis, elle est mon mentor, se souvient M. Luchmun. À l’époque, nous avons mis en place les services de la Librairie Champlain, le centre d’emploi et une programmation culturelle coordonnée de main de maître par Elaine Legault. Nous sommes une communauté très diversifiée avec comme objectif commun de faire grandir la francophonie. Mes deux plus grandes satisfactions ont certes été l’ouverture du centre d’emploi francophone, primordial pour nos familles, et le développement de notre communauté, et le fait que mes enfants ont fait leurs études en français. J’en suis très fier. Mon souhait serait que beaucoup plus de personnes s’impliquent dans les activités et l’avenir de la francophonie à Oshawa. »

Témoignage d’Elaine Legault

Elaine Legault a occupé les postes de directrice générale pendant 22 ans (1996 – 2018) et responsable des arts et de la culture pendant 6 ans, contrat qui a pris fin en juin 2024.

« Mes années passées au COFRD ont été mémorables. J’ai été bien entourée avec des employés incroyables, raconte Mme Legault. L’organisme n’est pas devenu ce qu’il est aujourd’hui à cause de moi, mais plutôt à cause des personnes qui nous aidaient, nous guidaient. Nos organismes, nos pionniers et notre nouvelle communauté, les immigrants qui sont une valeur ajoutée pour la francophonie.

« Je suis fière tellement non seulement des employés mais du centre d’emploi, du secteur de l’immigration qui a évolué grâce à des personnes comme Jean-Pierre Kalenda, un atout pour le COFRD. Mon domaine, ce sont les arts et la culture, alors de terminer en faisant ce que j’aimais a été pour moi une grâce. Nous avons eu des défis, c’est certain, mais les défis sont des leçons apprises, des apprentissages. Ce n’est pas négatif, simplement des opportunités de faire les choses autrement.

« Parmi les moments préférés de mon passage au COFRD figurent le 30e anniversaire avec Bruno Pelletier et l’évolution de notre communauté. De voir que dans une communauté minoritaire, nous avons pu profiter de notre langue et de notre culture, et nous amuser en français. Cependant, je tiens à reconnaître mon bénévole par excellence, mon mari Jean-Claude. Sans lui, je ne serais pas où je suis aujourd’hui. Il m’a toujours encouragée sans jamais fléchir après 53 ans de mariage.

« Le COFRD aura toujours une place dans mon cœur. C’est l’organisme où j’ai pu m’affirmer, apprendre à me connaître et évoluer. Enfin, je ne voudrais pas oublier Réseau Ontario, organisme pour lequel j’ai siégé pendant 25 ans au conseil d’administration et qui vient de me rendre hommage comme bénévole et employée de l’année. Cet organisme nous a toujours soutenus dans nos défis. Je suis fière de ce que j’ai accompli. »

Témoignage de Linda Jetté

Linda Jetté a été présidente du COFRD de 1999 à 2024. « Durant cette période, nous avons développé de nombreux partenariats, le centre d’emploi et nos services d’immigration, et surtout les arts et la culture. Mes plus beaux souvenirs sont ceux liés à Contact Ontarois lorsque j’y allais avec Mme Legault pour choisir les spectacles que nous présenterions à la communauté. Il y a aussi le gala des Oscars pour célébrer notre 25e anniversaire à l’église Assomption de Notre-Dame et une pièce « meurtre et mystère ».

« L’avenir de notre communauté, qui dépend beaucoup de l’immigration, va certainement changer beaucoup. Notre jeunesse franco-ontarienne ne s’implique pas autant que les jeunes familles nouvellement arrivées qui veulent s’intégrer dans la communauté et sortir de l’isolement.

« Ce fut un grand accomplissement pour le COFRD d’avoir été capable d’obtenir des fonds pour offrir les services d’immigration. Mon souhait est que les arts et la culture continuent avec notre culture canadienne-française également, pas seulement les cultures qui viennent d’ailleurs. C’est important pour nos pionniers. »