L’ACFO Durham-Peterborough (ACFO DP) en collaboration avec l’Association canadienne-française de l’Ontario, Conseil régional des Mille-Îles (ACFO Mille-îles), a organisé une rencontre consacrée à la réconciliation et aux perspectives autochtones, le 24 octobre. Tenue au siège de l’organisme régional, cette activité de la série « Conversations sans tabou » a réuni des francophones de différents horizons, sur place et à distance.
Les participants ont échangé sur l’histoire des Premières Nations, les conséquences de la colonisation et les relations entre les peuples autochtones et les communautés francophones. La rencontre visait à favoriser le dialogue autour de questions parfois méconnues, notamment chez les nouveaux arrivants qui découvrent les réalités historiques et culturelles du Canada.
Diane Montreuil, gardienne des savoirs autochtones et mère de clan au sein de sa communauté, a partagé ses connaissances avec l’assistance. Elle effectue actuellement une tournée dans plusieurs villes de l’Ontario afin de participer à des rencontres de sensibilisation et d’échanger avec différents publics sur les réalités des peuples autochtones. Son intervention à Durham s’inscrivait dans cette démarche de transmission des savoirs et de dialogue interculturel.
« Les Conversations sans tabou aident les personnes, comme les nouveaux arrivants par exemple, qui ne savent pas comment soutenir et commencer une relation amicale. Ces discussions ouvrent les portes à une meilleure compréhension de la vie des Premières Nations », a-t-elle expliqué.
La reconnaissance territoriale figurait également parmi les sujets abordés. L’ACFO DP a rappelé la présence historique des Mississaugas, des Chippewas et d’autres peuples autochtones dans la région, ainsi que l’existence du traité Williams, signé le 31 octobre 1923. Les échanges ont aussi évoqué les pensionnats et les injustices liées aux politiques coloniales.
Pour Achille Fossi, président de l’association régionale, cette démarche doit dépasser les déclarations officielles. « La reconnaissance du territoire ne doit pas rester une formule lue en début de réunion : elle doit vivre dans nos pratiques, nos partenariats et nos relations avec les communautés autochtones. »
L’organisme souhaite ainsi encourager les institutions francophones à intégrer davantage ces perspectives dans leurs programmes et leurs collaborations. Il entend également poursuivre les activités de sensibilisation afin de mieux faire connaître les récits historiques et de réduire les préjugés.
Cette participation s’inscrit dans leur volonté de poursuivre les rencontres entre francophones et détenteurs de savoirs autochtones, afin de développer des relations durables à l’échelle régionale.
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Photo : Diane Montreuil répond aux questions des participants (Photo : ACFO DP)




