L’Ontario annonce investir 6,4 milliards $ sur quatre ans pour booster le financement de l’enseignement supérieur. Le but est de créer 70 000 nouvelles places, d’aider les établissements francophones et ruraux, et de préparer les étudiants aux emplois de demain.

Olaïsha Francis

Le 12 février, l’Ontario a annoncé un plan de financement important pour l’enseignement supérieur. Cela porte le financement annuel à 7 milliards $, soit une hausse de 30 % par rapport aux années précédentes. Le but est d’assurer que les collèges et universités de la province soient financièrement stables.

Ce plan ambitieux veut créer 70 000 nouvelles places dans les programmes où il y a forte demande. Le gouvernement veut améliorer l’accès à l’éducation et répondre aux besoins urgents du marché du travail en Ontario.

Une des mesures les plus discutées est la fin du gel des droits de scolarité, en place depuis 2019. Les frais pourront désormais augmenter jusqu’à 2 % par année. Cette hausse « minime », équivalente à environ 0,18 cents par jour, est présentée comme un compromis pour trouver un équilibre entre le financement des institutions et l’accessibilité pour les étudiants.

Les établissements concernés, souvent confrontés à des problèmes de budget et de population, reçoivent un soutien spécial pour maintenir et agrandir leurs programmes.

Pour les étudiants, cet investissement signifie une meilleure préparation pour des carrières bien payées et stables. Pour les employeurs, c’est un plus grand nombre de travailleurs qualifiés pour remplir les postes vacants dans des secteurs en forte demande comme la santé, la petite enfance, la technologie et l’industrie.

« C’est une très bonne chose que la province reconnaisse l’importance des établissements postsecondaires », souligne Daniel Giroux, président du Collège Boréal. Il rappelle aussi que le gel des frais de scolarité depuis 2019 a entraîné une baisse réelle d’environ 13 % avant cette annonce.

Selon M. Giroux, ce budget supplémentaire permettra d’investir de nouveau dans les équipements, les services aux étudiants et les méthodes d’enseignement. Même si c’est une des plus grosses annonces de financement depuis des années, il nuance en disant que « ça ne réglera pas tout. Il y a encore du travail à faire pour être plus efficace, mais c’est un soutien énorme. »

Au Collège Boréal, on veut se concentrer sur des programmes précis dans les métiers technologiques, la machinerie, les industries, la petite enfance et les soins de santé, où la demande est forte.

Les dirigeants des établissements francophones sont contents de voir que les collèges francophones et les régions rurales sont prioritaires. Avec plus de places et de ressources, ces institutions pourront attirer plus d’étudiants et mieux répondre aux besoins de leurs communautés.

Pour la francophonie ontarienne, cet investissement est important. Il reconnaît la contribution des institutions francophones à l’éducation supérieure bilingue et au développement économique, et en aide à une meilleure intégration dans un marché du travail en constante évolution.

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Photo : Daniel Giroux, président du Collège Boréal (Crédit : Le Métropolitain)