Alexia Grousson

Joueur au Handball Club Toronto (HCT) et entraîneur de l’équipe féminine, Glen Panelay incarne le parcours d’un passionné de sport qui a su concilier carrière professionnelle exigeante et engagement communautaire.

Né en Bretagne, en France, il a grandi avec le handball, une discipline qui l’accompagne depuis l’enfance. « J’ai toujours joué au handball, même au cours de mes années d’études », confie-t-il. Il a évoqué par la même occasion que c’est sur un terrain universitaire qu’il a rencontré Marine Hemmerle, sa compagne.

Installé à Toronto depuis trois ans et demi, Glen Panelay explique que son départ de la France répondait à un désir de changement et à l’envie de vivre dans un environnement anglophone afin de perfectionner son anglais. Alors qu’il vivait à Paris, une opportunité professionnelle s’est présentée pour sa compagne, recrutée comme chercheuse à l’Université de Toronto. C’est ainsi qu’ils se sont installés au Canada. Diplômé en génie mécanique, avec une expérience dans le secteur nucléaire, il exerce aujourd’hui à Toronto comme ingénieur mécanique dans ce même domaine.

« À notre arrivés, nous voulions reprendre le handball, sport que nous avions mis en pause le temps de finir nos études universitaires. Nous avons trouvé le Handball Club Toronto (HCT). Je jouais avec l’équipe masculine, mais à la suite d’une blessure, je me suis tourné vers l’entraînement de l’équipe féminine et je suis devenu le coach », explique-t-il.

À la tête de l’équipe féminine du HCT, son rôle dépasse largement la préparation technique. Les entraînements ont lieu deux fois par semaine et nécessitent une planification rigoureuse, mais aussi un travail constant sur la motivation et la cohésion. « Les joueuses viennent de différentes nationalités et habitent souvent loin. Il faut créer un véritable esprit d’équipe, ce qui demande du temps et beaucoup d’investissement », souligne M. Panelay.

Un défi supplémentaire : le manque de clubs dans la région limite également le nombre de matchs compétitifs. La continuité demeure toutefois l’enjeu majeur. « Le plus grand défi reste la présence régulière aux entraînements. Certaines années sont plus difficiles, avec un effectif réduit. Cette saison, nous comptons 15 joueuses, ce qui est très encourageant », précise-t-il.

À ces contraintes s’ajoutent des défis logistiques, notamment la recherche de gymnases adaptés. « Il n’y a pas toujours de cages prévues pour le handball. Nous avons dû fabriquer nos propres buts et les transporter à chaque séance », ajoute le coach.

Selon Glen Panelay, le handball pratiqué au Canada demeure fortement influencé par le modèle français, bien que le style de jeu varie en fonction du parcours des joueuses. « Les règles sont globalement les mêmes, mais à Toronto, le caractère cosmopolite de l’équipe fait que le jeu s’adapte aux différents bagages sportifs », explique-t-il.

Pour accroître la visibilité de la discipline, le club mise sur plusieurs leviers, notamment l’effet médiatique des Jeux olympiques, des rencontres dans les écoles pour initier les plus jeunes, ainsi qu’une présence active sur les réseaux sociaux.

Sur le plan sportif, l’objectif principal de l’équipe féminine est désormais tourné vers le championnat national, qui se tiendra à Edmonton du 22 au 24 mai 2026. « Tous les clubs du pays y seront réunis. Nous aimerions terminer dans la première moitié du classement », indique M. Panelay. En Ontario, Toronto demeure le seul club avec Ottawa, tandis que les formations les plus compétitives sont concentrées au Québec.

Au-delà des résultats, Glen Panelay insiste sur la dimension humaine du handball. « C’est une communauté exceptionnelle. Quand nous sommes arrivés, nous ne connaissions personne, et nous nous sommes rapidement fait de nombreux amis. L’ambiance est très positive, le sport permet de rester en forme et il est extrêmement inclusif. On vient de partout, on peut s’exprimer librement, en français ou en anglais, et trouver des personnes qui nous aident à nous intégrer », conclut-il.

Les personnes intéressées à rejoindre le Handball Club Toronto peuvent obtenir plus de renseignements sur son site ou ses réseaux sociaux.

Photo : L’équipe féminine du HCT lors de l’entraînement du 29 janvier (Photo : courtoisie de Glen Panelay)