Alors que septembre rapproche la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, plusieurs initiatives cherchent à approfondir la connaissance de l’histoire des Premières Nations, des Inuits et des Métis au pays. Dans les espaces publics ontariens, cette période offre une occasion de revenir sur les conséquences les responsabilités collectives.
Olaïsha Francis – IJL – Le Métropolitain
Le Bureau de la lieutenante-gouverneure de l’Ontario accueille depuis le 9 septembre dernier l’exposition Journée nationale de la vérité et de la réconciliation : le 30 septembre, présentée par la Fondation autochtone de l’espoir. Le parcours éducatif est accessible gratuitement au public au cours du mois de septembre.
Installée dans les appartements de la lieutenante-gouverneure, l’exposition propose des ressources consacrées aux origines et à la signification de cette journée nationale au Canada. Elle revient également sur les conséquences historiques et actuelles de différentes politiques coloniales qui ont touché les peuples autochtones.
Le contenu aborde notamment l’histoire des pensionnats et des externats autochtones ainsi que les effets du système de protection de l’enfance. Les visiteurs sont invités à considérer les répercussions de ces politiques sur les enfants, les familles et les collectivités, avec une attention particulière portée à la persistance de leurs conséquences.
Par des explications et une mise en contexte, la présentation encourage le public à réfléchir aux relations entre les peuples autochtones et les autres composantes de la société canadienne, ainsi qu’au chemin parcouru vers la vérité et la réconciliation.
L’initiative fait partie de la programmation automnale du Bureau de la lieutenante-gouverneure. Deux expositions publiques sont proposées au cours de la saison afin de permettre aux visiteurs d’approfondir leurs connaissances des récits autochtones et des relations issues du Traité no 13.
Pour le mois de septembre, la Fondation autochtone de l’espoir fournit le contenu consacré au 30 septembre. Cet organisme de bienfaisance autochtone national, établi à Ottawa, œuvre à l’éducation du public canadien sur l’histoire des pensionnats et les répercussions persistantes d’autres politiques coloniales.
Les ressources présentées invitent à considérer l’importance de la compréhension, du respect et du dialogue dans les relations avec les peuples autochtones.
L’exposition est ouverte les mardi et jeudi, de 10 h à 15 h, jusqu’à la fin de septembre. L’accès est gratuit. Les personnes qui souhaitent s’y rendre doivent toutefois planifier leur visite par le biais du site de l’Assemblée législative de l’Ontario.
« Le 30 septembre nous invite à regarder notre histoire avec vérité, à écouter avec respect les voix des Premières Nations, des Inuits et des Métis, et à reconnaître les réalités qui ont façonné leurs communautés et continuent de les toucher. Et la réconciliation est beaucoup plus qu’une journée de commémoration. Elle prend tout son sens dans ce que nous choisissons de faire ensuite : poursuivre notre apprentissage, approfondir notre compréhension, bâtir des relations fondées sur le respect, et faire vivre cet engagement tout au long de l’année. C’est dans cette volonté d’avancer ensemble, avec humilité et détermination, que peut naître l’espoir d’un avenir empreint de dignité pour toutes et tous », a partagé l’honorable lieutenante-gouverneure Edith Dumont.
À quelques semaines du 30 septembre, cette présentation offre donc un espace consacré à l’apprentissage et à la réflexion. Elle rappelle que la vérité et la réconciliation reposent aussi sur la connaissance des histoires, des expériences et des réalités qui continuent de façonner les relations au Canada.
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Photo : La lieutenante-gouverneure Edith Dumont lors du vernissage (Crédit : Bureau de la lieutenante-gouverneure)




