À quelques jours de la rentrée, l’Université de l’Ontario français (UOF) affiche ses ambitions. En pleine croissance, l’établissement torontois multiplie les partenariats dans la province et à l’international. Cet automne, l’université prévoit accueillir 900 étudiants, avec l’objectif d’atteindre 1200 inscriptions en 2027.
Le 20 août, le gouvernement fédéral a confirmé une aide financière de près de 100 000 $ à l’UOF. L’annonce a été faite par Chi Nguyen, députée de Spadina–Harbourfront, au nom de Marc Miller, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles.
Les fonds serviront à soutenir l’initiative Désinformation/IAG : expérience immersive pour les 20-25 ans francophones au Canada destinée à développer l’esprit critique des jeunes face à la désinformation, notamment dans un contexte où l’intelligence artificielle générative transforme rapidement la production et la circulation de l’information.
« Il est essentiel de soutenir la recherche et l’apprentissage en français pour que les voix francophones continuent d’occuper une place centrale dans le paysage universitaire et scientifique canadien », a déclaré la députée Nguyen. Elle a également souligné l’importance d’aider les jeunes à faire face aux défis émergents liés à la désinformation et à l’intelligence artificielle.
L’UOF renforce également ses liens avec les communautés francophones grâce à plusieurs ententes récentes.
Un protocole d’accord avec le Conseil scolaire du Grand Nord vise notamment à renforcer la formation de la relève enseignante et à soutenir le développement de l’éducation en français dans le Nord de la province. Une collaboration qui répond à un enjeu majeur pour les communautés francophones : assurer la présence d’un personnel enseignant qualifié et capable de répondre aux besoins des écoles de langue française.
L’université élargit aussi son réseau à l’international avec la signature d’une entente de partenariat avec la Canadian International School of Lomé, au Togo. Cette collaboration témoigne de la volonté de l’établissement de tisser des liens avec d’autres institutions de la francophonie.
Une rentrée tournée vers l’avenir
Avec ces nouvelles collaborations et le soutien accordé à ses projets de recherche, l’Université de l’Ontario français aborde donc la rentrée avec des ambitions renouvelées. L’établissement cherche à consolider sa place dans le paysage universitaire francophone tout en développant des formations et des initiatives adaptées aux transformations de la société.
L’UOF semble donc vouloir jouer sur plusieurs tableaux : former une nouvelle génération de francophones, contribuer à la recherche sur les grands enjeux contemporains et tisser des liens avec les acteurs de la francophonie, ici comme à l’étranger.
Photo : De gauche à droite : Isabelle Dostaler, Pierre-Pascal Gendron, Marie-Lison Fougère, Chi Nguyen et Normand Labrie (Crédit : Bureau de la députée fédérale Chi Nguyen, Spadina-Harbourfront)





