Glendon est bien positionné pour répondre aux besoins des francophones

103

Le 24 juin 2014, Kenneth McRoberts a tiré sa révérence dans l’amphithéâtre du Centre d’excellence du Collège universitaire Glendon. À la tête de ce satellite de l’Université York pour une période de 15 ans, le principal est parti avec l’esprit tranquille et le sentiment du devoir accompli.
« Les causes perdues sont les plus séduisantes », affirmait alors le principal devant une assemblée d’environ 200 personnes, comprenant entre autres les représentants des plus hautes instances universitaires venus lui rendre hommage.

Avant de passer le flambeau à son successeur, Donald Ipperciel, M. McRoberts a reçu les témoignages d’estime de ses pairs et de ses collègues, dont plusieurs francophones. En effet, son combat pour la mise à disposition d’études en français dans la province est et restera largement salué par la communauté.

Il avait résumé en quelques mots sa carrière et sa satisfaction personnelle d’être parvenu à redresser la situation de cet établissement universitaire : « Glendon est devenu au cours des deux dernières années l’établissement bilingue que nous avons toujours voulu. Je compte sur son rôle unique en Ontario et je souhaite que les possibilités de formation soient renforcées ».

Après 15 années à la barre du campus bilingue de l’Université York, Kenneth McRobert se rappelle du grand défi qu’il avait à relever à son arrivée en 1999 : accroître le nombre des étudiants.
« Il y avait eu une baisse inquiétante du nombre d’étudiants dans les années 1990 et pour justifier nos programmes, il fallait changer la tendance, explique-t-il. Nous avons augmenté le nombre d’inscriptions de près de 40 % durant les premières sept années de mon mandat.

« Il fallait aussi renforcer le profil de Glendon qui était peu connu à l’extérieur de Toronto, et faire connaître nos programmes partout dans la province. À long terme, nous avons renforcé la capacité bilingue du Collège. D’ailleurs, la plupart des professeurs qui travaillent sur ce campus aujourd’hui ont été engagés durant mon mandat et peuvent enseigner dans les deux langues officielles », mentionne fièrement le principal d’alors.

Depuis 20 ans, il y a eu également de nombreux autres changements qui y ont été effectués et dont les plus importants sont liés à la programmation.
« Nous avons instauré, entre autres, une maîtrise en Affaires publiques et internationales, une autre en interprétation des conférences ainsi qu’un doctorat en études francophones (littérature et linguistique), poursuit M. McRoberts.

« Nous avons aussi établi un baccalauréat en éducation pour les enseignants en immersion, un baccalauréat ès arts international et nous avons entrepris des demandes auprès du gouvernement ontarien pour mettre en place de nouveaux programmes qui sont aujourd’hui offerts à Glendon, soit le baccalauréat ès sciences en psychologie et le baccalauréat ès sciences en biologie. »

Quant à la possibilité d’une université francophone dans le Centre-Sud, qu’en pense le nouveau retraité? « Je trouve qu’avec l’élargissement de la programmation, le Collège universitaire Glendon est bien positionné pour répondre aux besoins des francophones du Centre-Sud-Ouest. Les programmes sont d’un grand intérêt pour les étudiants qui terminent le secondaire et j’espère que Glendon sera en mesure de se développer davantage comme institution bilingue. »