Quatre décennies après son adoption, la Loi sur les services en français demeure un jalon majeur de l’histoire franco-ontarienne. Entre reconnaissance du travail accompli et regard tourné vers l’avenir, la communauté a célébré les avancées obtenues et salué l’engagement de celles et ceux qui les ont portées.
Christiane Beaupré – IJL – Le Métropolitain
Dans le cadre de son congrès annuel, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a tenu, le 22 octobre, un gala pour souligner le 40e anniversaire de la Loi sur les services en français (LSF). La soirée a notamment rendu hommage à Caroline Mulroney, qui a contribué à la modernisation de cette loi en 2021, alors qu’elle était ministre des Affaires francophones.
« Nous fêtons 40 années de mobilisation, de progrès et d’engagement pour faire avancer les droits des francophones de l’Ontario », a déclaré Peter Hominuk, directeur général de l’AFO.
Dans son allocution, il a rappelé le rôle de Bernard Grandmaître, considéré comme le père de la LSF, ainsi que celui des ministres qui ont ensuite veillé à son application et à son évolution. Il a souligné la contribution de Caroline Mulroney à la modernisation de la Loi en 2021, la première depuis son adoption en 1986. Cette réforme a notamment consacré le principe de l’offre active de services en français.
L’AFO a ainsi voulu reconnaître l’engagement de l’ancienne ministre envers la communauté franco-ontarienne et sa contribution à l’avancement des droits linguistiques.
Dans un message vidéo, Caroline Mulroney a remercié l’organisme pour cet honneur et rappelé les principaux dossiers auxquels elle a contribué, dont la modernisation de la LSF et le soutien à l’Université de l’Ontario français.
« Ce soir, nous célébrons 40 ans d’une loi qui a fait avancer la place du français en Ontario. Nous célébrons aussi toutes les personnes qui ont porté cette ambition et qui continuent de la faire vivre. J’ai voulu contribuer à cette histoire avec une conviction : la francophonie est une force pour l’Ontario et son avenir doit se construire au cœur des grandes décisions de notre province. Cette conviction a guidé notre travail pour moderniser la Loi sur les services en français, appuyer l’Université de l’Ontario français et ouvrir de nouvelles perspectives économiques aux francophones », a déclaré l’ancienne ministre des Affaires francophones.
Elle a exprimé le souhait que les prochaines générations puissent étudier, travailler, entreprendre et s’épanouir en français en Ontario. Elle a aussi remercié le premier ministre Doug Ford, ses collègues et les partenaires communautaires pour le travail accompli et cette relation de confiance qui régnait entre son ministère et l’AFO.
L’ancienne ministre a enfin évoqué l’influence de son père sur son engagement envers la francophonie. « Je pense aussi à mon père, pour qui la place du français au Canada était si importante. Cet attachement fait partie de l’héritage qui nourrit mon engagement », conclut Caroline Mulroney.
La célébration s’est poursuivie avec l’arrivée sur scène d’un gâteau de six étages, découpé par Stéphane Sarrazin, adjoint parlementaire à la ministre des Affaires francophones, Fabien Hébert, président de l’AFO, et Paule Véronique Fouda Mengue, vice-présidente de l’Association étudiante de l’Université de l’Ontario français.
La soirée s’est terminée en musique avec une prestation de l’artiste franco-ontarienne Reney Ray.
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Les congressistes lèvent leur verre aux 40 ans de la Loi sur les services en français. (Photo : R. Caumartin)




