Plusieurs visites guidées ont été proposées au cours du mois d’octobre afin de faire connaître l’évolution de différents secteurs de la métropole. De High Park à The Junction, en passant par le Tollkeeper’s Cottage, ces parcours ont abordé l’histoire urbaine, le patrimoine architectural ainsi que les transformations du paysage torontois.
Le samedi 3 octobre, Wafa Smiai et Rolande Smith ont mené un groupe dans le secteur de The Junction, à l’occasion d’une première visite consacrée à la naissance de ce quartier. Il y a environ 130 ans, celui-ci formait une municipalité indépendante appelée West Toronto Junction. Son développement reposait notamment sur la convergence de trois grandes lignes ferroviaires, qui ont influencé le tracé des rues et l’essor du secteur commercial.
Annexée à Toronto en 1909, l’ancienne municipalité conserve des traces de son passé industriel, résidentiel et commercial. La promenade s’est concentrée sur ces deux derniers aspects, ainsi que sur l’histoire particulière de la prohibition locale, en vigueur de 1904 à 1997. La préservation des bâtiments constitue également un enjeu pour ce quartier, notamment depuis l’adoption du projet de loi ontarien 23, en 2022, qui porte sur l’accélération de la construction de logements.
Une seconde excursion consacrée au paysage industriel de The Junction Triangle est prévue le 14 novembre. Son nom fait référence à la forme triangulaire créée par le croisement des voies ferrées.
Le dimanche 4 octobre, Isabelle Montagnier et Johanne Roberge ont guidé les visiteurs francophones à Wychwood Park et au Tollkeeper’s Cottage. Marilyn Spearin a assuré la visite en anglais, organisée en collaboration avec le Community History Project.
L’histoire de Wychwood Park remonte à 1870, lorsque le peintre paysagiste Marmaduke Matthews acquiert un terrain dans l’espoir d’y établir une colonie d’artistes. En 1891, avec son ami Alexander Jardine, il entreprend plutôt de diviser la propriété en lots selon un plan défini. Aujourd’hui, cette enclave privée se distingue par ses maisons inspirées du mouvement anglais Arts and Crafts. Le circuit comprenait aussi le Tollkeeper’s Cottage, une ancienne maison de péage construite en 1825, dont le sauvetage a permis la conservation.
« Toronto a beaucoup d’histoire humaine et j’aime donner la chance aux gens qui viennent apprendre sur l’histoire et parler en français », explique-t-elle.
Le lundi 12 octobre, cette dernière a accompagné Paul Overy lors d’une visite de High Park. Le parcours a proposé plusieurs aspects moins connus du site, dont la savane de chênes noirs, les cours d’eau disparus, les jardins autour de l’étang Grenadier et le théâtre en plein air. Les guides ont également abordé l’intendance autochtone du territoire et la création du parc à la suite d’un don de terrain.
Selon Mme Montagnier, cette sortie a notamment permis aux visiteurs de mieux comprendre l’évolution du lieu, les changements environnementaux et le respect des espaces naturels.
Chacune des visites a rassemblé des résidents, des visiteurs et des passionnés d’histoire de différents âges. Pour Wafa Smiai, ces rencontres offrent aussi l’occasion de transmettre des connaissances sur la ville et de suivre son évolution.
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Photo : Le Tollkeeper’s Cottage, une ancienne maison de péage construite en 1825. (Photo : Isabelle Montagnier)





