L’année 2019 marque la deuxième édition de la Nuit des idées, une initiative de l’Institut français. Ouverte à tous et gratuite, cette soirée a été organisée pour la première fois à Toronto le samedi 2 février par le Art Museum de l’Université de Toronto et la Hart House, en partenariat avec le Service de coopération et d’action scientifique et culturelle de l’Ambassade de France au Canada.

Le thème de l’édition 2019, Face au présent, a évoqué les problématiques liées au rapport aux territoires, aux migrations, à l’immigration et aux diasporas.

Au cours de la soirée, des installations d’artistes, des performances et des conférences-panels avaient été mis en place afin de favoriser l’échange et le débat.

Situé dans un très vieux bâtiment au cœur de l’université, le visiteur entre tout de suite dans l’ambiance avec des bénévoles qui expliquent le concept et la soirée.

Chaque salle a son utilité. Au rez-de-chaussée, une pièce est consacrée entièrement à des des jeux de société venant du monde entier. Pour ne pas s’endormir – la soirée étant de 19 h à 2 h du matin – les organisateurs avaient tout prévu, y compris une table avec du café à proximité des joueurs.

En s’enfonçant dans le couloir de Hart House, le visiteur pénètre dans un hall somptueux ou sont données les conférences. Les anglophones et francophones sont venus en masse écouter l’auteur, poète et professeur à l’université de UCLA, Alain Mabanckou. À 21 h, une autre conférence sur un thème très différent, Facing Dislocation, prend place.

À l’étage, dans la bibliothèque, s’est tenue tout au long de la soirée Talking Walls. Très attentifs, les spectateurs écoutent deux jeunes femmes assises dos à dos faire une lecture en persan.

Au même étage, en s’engouffrant dans la Music Room, l’atmosphère change totalement. Seulement éclairée par une petite lumière rouge, on découvre un énorme Taj Mahal gonflable. Une installation intitulée Afterlife of Colonialism, a reimagining of Power de Divya Mehra,

Il y en avait vraiment pour tout le monde au cours de cette nuit de stimulation intellectuelle.

PHOTO: Discussion entre Alain Mabanckou et Alexis Tcheuyap, directeur du Département de français de l’Université de Toronto